UNE LÉGÈRE BLESSURE

 

du mardi 23 au dimanche 28 novembre 2021 (reprise)

20h

 

 

 

Avec Mauricette Touyèras
Mise en scène, scénographie : Michel Bruzat
Lumières : Franck Roncière
Costumes : Dolores Alvez Bruzat

 

Une femme a invité sa famille à dîner après une longue séparation. Dans la pièce à côté, une jeune femme étrangère prépare le repas. Cette femme qu’on ne verra jamais devient pour un soir la confidente idéale pour écouter cette maîtresse en quête de mots à mettre sur cette « légère blessure » 

Cette dernière  parle des hommes, de sexe, d’amour, de ses amies dans une langue ouvragée et crue.

Elle se confie, elle interroge, elle fouille dans sa mémoire, remue les souvenirs.

Entre cris, rires et larmes elle se révèle à elle-même, en nous donnant à voir un peu de nous même.

 Travailler « Une légère blessure » avec Michel Bruzat, continuer notre compagnonnage est un grand bonheur pour moi.

Mauricette Touyéras          

       

 Après « Ce que j’appelle oubli », l’envie de continuer ma rencontre avec l’écriture de Laurent Mauvignier qui me touche profondément.

Et puis le plaisir de « jouer » avec une amie, simple, sensible, drôle, à l’intelligence de l’âme, passeuse de blessure, amoureuse des grands textes.   

Michel Bruzat

 

Ce « duologue » est porté par une femme.  Voilà ce que dit Mauvignier à ce propos :

 «Je ne sais pas ce que c’est qu’être une femme ou un homme, en littérature. Je sais seulement que parfois il y a une vibration, une voix avec laquelle j’entre plus facilement en contact, comme si je la rejoignais, ou qu’elle me rejoignait, elle, dans l’intimité, et que souvent cette voix prend le corps, le visage, le regard d’une femme. Parce que je suis un homme, il est peut-être plus facile pour moi de laisser exprimer sans tabou, par une narratrice, par des femmes, cette part qui est tout à la fois féminine et masculine, qui est notre commune humanité et où peut se dire, se tenir, tout l’irrésolu, toute la force et la fragilité de ce que nous sommes; la voix féminine est pour moi le meilleur porte-voix des opprimés du monde. Quelque chose en elle me semble plus à l’écoute que la voix des hommes, plus capable d’assumer la fragilité, la blessure, la vérité de tous, et de la porter très au-dessus de nos têtes.»

Laurent Mauvignier , né à Tours en 1967, publie son premier roman, Loin d’eux en 1999, aux Éditions de Minuit. Suivront, chez le même éditeur, plusieurs romans dont Apprendre à finir (2000), Dans la foule (2006), Des hommes (2009), Ce que j’appelle oubli (2011), 3 pièces de théâtre, Tout mon amour (2012), Retour à Berratham (2015), Une légère blessure (2016). Son dernier roman : Histoires de la nuit (2020)

 

 

Programme

Du mardi 9 au samedi 12 mars : 19h

Dimanche 14 mars : 18h

Date

23 - 28 Nov 2021